Articles taggés avec ‘Angela Merckel’

François Hollande, septième Président de la Ve République

Mercredi 16 mai 2012

L’investiture a son étiquette,  son rythme, mais chaque Président de la République y apporte sa touche personnelle. Durant cette  passation de pouvoir, c’est évidement, que François Hollande s’est placé en contre-pied du style de son prédécesseur, en faisant une sorte d’enterrement politique de Nicolas Sarkozy et de son régime. Lors d’une cérémonie tirée au cordeau, pas de famille intempestive, pas de clan qui prend des airs revanchards, pas ou peu de poeples heureuses d’avoir parié sur le bon cheval. Les mots tombent comme des couperets, “simplicité”, “sobriété”, “dignité”. Il semble que François Hollande se soit glissé dans son costume de nouveau Président avec force et détermination pour être celui de tous les Français et pas celui d’un parti. Du reste il n’a pas manqué la veille, lors du au revoir à ses compagnons du PS, de préciser qu’il ne les recevrait pas à l’Elysée lors de dîners parlementaires comme le faisait Nicolas Sarkozy. Son investiture a pourtant été abondamment arrosée, lorsque François Hollande remonte au pas les champs Elysées, sous des trombes d’eau, saluant stoïquement la foule venue l’applaudir, blottie sous des parapluies. Après un repas avec quelques anciens ministres socialiste et Jean-Pierre Bel président du Sénat, c’est l’hommage à Jules Ferry et Mari Curie, symboles de de l’école et de la recherche, ses priorités. C’est enfin la visite à la mairie de Paris où l’attende près d’un millier de personnes triés sur le  volet parmi sa famille politique et les poeples qui l’ont soutenu. Avant de s’envoler avec quelques minutes de retard à la rencontre d’Angela Merckel, même pressé par son emploi du temps serré, il n’oublie à aucun moment de saluer la foule à toutes les étapes de cette journée menée tambour battant sur des airs de Marseillaise.

Nouveau sursis pour la Grèce et l’Euro

Samedi 29 octobre 2011

Ce nouveau plan sur la dette, dans le cadre du sauvetage de l’Euro obtenu aux forceps durant la nuit du mercredi 26 ou jeudi 27 octobre, semble avoir été salué favorablement par les milieux financiers, mais jusqu’à quand ?  Comme toujours les effets de manche et les petites phrases qui se veulent rassurantes suivent ces  marathons financiers, à l’instar d’Angela Merckel qui déclare  que la zone euro a été “à la hauteur des attentes”, ce qui en soit ne veut pas dire grand chose. Il est certain qu’il y a à peine quelques jours, rien n’allait plus et le moteur franco-allemand avait des ratés plutôt inquiétantes. Tout le monde parle d’accord salvateur, très important, mais que tout reste à faire ou presque, ce qui en soit n’est pas franchement rassurant. Mais il fallait avant tout décider comment les 17 membres allaient régler le problème grec,talon d’Achille de la zone euro. Comme à l’accoutumé, un nouvel arsenal financier a été mis en place pour sauver la Grèce de la faillite annoncée, que l’on nomme pudiquement défaut de paiement. Pour Papandreou, le premier ministre grec, une “nouvelle ère” s’est ouverte pour la Grèce, qui révèle “Nous avions à négocier une question de survie” pour le pays. Cette nouvelle perfusion ne sera pas sans une étroite surveillance de la mise en oeuvre des réformes réclamées au pays déjà depuis deux ans. Ces menaces, déjà perçues par la rue, finiront-elles par l’embraser définitivement?

Déjeuner de travail qui tourne au vinaigre

Vendredi 17 septembre 2010

Clash entre la France et Bruxelles lors d’un déjeuner de travail entre Nicolas Sarkozy et Emmanuel Barroso sur le dossier chaud bouillant des Roms. Le premier ministre Bulgare Boyko Borisov a rapporter: “Il y a eu un échange très violent entre le président de la Commission et le président français”. Ceci a été bien entendu confirmé par plusieurs participants au fameux repas, mais tous à leur manière. Le premier ministre Luxembourgeois tempère les qualificatifs, il parle plutôt d’échange “mâle et viril”. Angela Merckel plus diplomate parle d’une “discussion franche”. Barroso n’a pas “moufté”, mais a rappelé que “la discrimination des minorités ethniques est inacceptable”. Nicolas Sarkozy quant à lui n’a fait aucun commentaire sur l’altercation et s’est chargé d’étriller Viviane Reding devant les médias, en soulignant que ses dérapages étaient “profondément blessants”. Un projet de déclaration commune sur le nécessité d’intégrer les Roms a été renvoyé aux calendes. Au royaume du bon mot la formule magique pour faire disparaître des tensions est reine.